lundi 7 mai 2018

Aveine X Beaux-Vins : rencontre autour du premier aérateur connecté !

Lorsqu'on est passionné de vin, on apprend à être patient. Chaque année, nous attendons l’arrivée du nouveau millésime de nos vins favoris. Nous usons de patience quand il s’agit de le conserver pour attendre son apogée. Nous patientons, parfois plusieurs heures, pour aérer notre vin pour qu’il s’ouvre et exprime toute la beauté de son caractère.Combien de temps le vin a-t-il besoin de respirer? L'aération est-elle vraiment nécessaire? Il existe enfin une solution pour répondre à toutes ces questions : Aveine.

Certains font l’acquisition d’une carafe qui prend la poussière dans le placard, d’autres ouvrent leur précieuse bouteille la veille pour la laisser prendre l’air. Mais finalement, il est rare que l’on sache vraiment le temps idéal d’aération. Je ne connais personne osant se lever à quatre heures du matin pour ouvrir une bouteille de vin parce que le caviste lui proposait d’aérer son vin 8 h.

Aveine Beaux-Vins vin aérateur connecté innovation technologie


Aveine est la meilleure solution que j’ai eu l’occasion de découvrir pour les impatients et ceux qui ne savent pas vraiment appréhender l’aération du vin.

Aveine, l'ambition de faciliter l'aération du vin


Aérer un vin est souvent un véritable problème : combien de temps, comment, que faire quand des invités arrivent à la dernière minute ? Bref, l’aération est souvent synonyme de prise de tête et bon nombre d’entre nous s’en passent pour éviter de s’embêter !

Avec l’entrée en force des nouvelles technologies dans le monde du vin, nous voyons chaque année de nouveaux projets émerger. Certains plus loufoques qu’utiles, mais d’autres intéressants et c’est le cas d’Aveine !

Aveine, c’est l’apparition d’un aérateur intelligent et connecté. L’idée de cette jeune start-up est simple : rendre accessible l’aération du vin à tous. Grâce à leur aérateur, vous pourrez en quelques secondes seulement déguster un vin aéré parfaitement. L’outil est connecté à votre smartphone grâce au Bluetooth et échange ainsi directement des informations avec l’application. Avec ces deux outils mis en relation, vous devenez tout simplement un dieu de l’aération.

Aveine Beaux-Vins vin aérateur connecté innovation technologie


L’application vous permet de prendre en photo l’étiquette de la bouteille qui sera alors analysée et identifiée dans leur base de données. Une fois cette étape rapide terminée, l’application vous proposera un temps d’aération optimal d’aération. Sous-aéré, votre vin n’y gagne rien ; sur-aéré, votre vin est passé et a perdu de sa superbe…

Aveine vous ouvre le champ des possibles !


Parce que le vin est aussi une question de goût, l’outil d’aération vous permet d’adapter votre aération selon vos préférences. Vous pourrez aisément tester d’un verre à l’autre le niveau d’aération pour trouver votre préférence ou adapter l’aération aux goûts de chacun. Déguster un verre de vin est ainsi plus accessible, mais aussi ludique.

Il existe tout un tas d’aérateurs à vin, mais aucun n’égale Aveine. Il vous permet de donner l’équivalent d’une à 24 heures d’aération à votre verre de vin en quelques instants. L’aérateur s’adapte au goulot de la bouteille et pousse l’air à travers le vin. En contrôlant le niveau d’air en contact avec le vin, Aveine nous propose une aération plus rapide.


Pour le moment, l’aérateur ne reconnait que 10'000 vins ; ce qui est peu face au nombre de vins existants. Cependant, si l’application ne reconnait pas l’étiquette de votre vin cette dernière va donner une valeur moyenne en prenant en compte les cépages utilisés ou encore le millésime.

Aveine : un projet de longue haleine


Aveine n’a pas attendu de me faire tester son aérateur pour valider son concept – ce que je regrette profondément -. Ils ne sont certainement pas lancés tête baissée puisqu’ils ont passé plus d’un an et demi à collaborer avec Julien Dussert, connu pour avoir été meilleur sommelier de France et plusieurs centaines de dégustations pour arriver au résultat final. Ils ont aussi travaillé avec l’Institut de la Vigne et du Vin pour que l’algorithme soit le plus performant possible dans sa proposition d’aération.

Une fois leur projet prêt à être lancé, la Start-up parisienne Aveine a lancé sa campagne de crowdfunding sur la plateforme Indiegogo pour financer la production de son produit : le premier aérateur de vin intelligent. Après seulement 24 heures, la startup a largement dépassé son objectif preuve d’un certain engouement pour le produit.

La startup a déjà remporté bon nombre de prix, tels que celui de l’innovation du CES 2018 dans la catégorie Home Appliance. Ils sont également lauréats du concours de l’innovation de BPI France. Sans oublier le prix coup de cœur 2017 de la French Touch Conference.

Beaux-Vins, qu’as-tu pensé de ta dégustation Aveine ?


Tout ce que je viens de vous dire peut vous sembler bien beau, mais finalement est-ce que cet aérateur marche vraiment ? Pour dire vrai, je ne connaissais pas cette innovation avant qu’il me contacte pour me proposer de le tester. Curieux par nature, je me suis rendu dans leurs locaux pour tester leur prototype.


Une fois la bouteille ouverte, trois verres me sont servis. Le premier n’a subi aucune aération bien qu’il soit passé par l’aérateur posé sur le goulot de la bouteille. Le second simule l’effet d’une bouteille ouverte 5 heures à l’avance. Enfin, le dernier a enduré une aération de 10 heures.

Résultat, le nez du verre non aéré est très alcooleux et les tanins en bouche sont durs et asséchants. Un vin beaucoup trop puissant pour mon goût et qui appelle clairement à accompagner un repas. Le verre aéré 5 heures est beaucoup plus flatteur ! Les tanins se sont fondus, laissant la place aux arômes de fruits noirs du vin. Un véritable régal à la dégustation avec des notes beaucoup plus subtiles et plaisantes pour mon palais. Le dernier, sur-aéré, est devenu totalement plat. Toute la palette de saveurs découverte dans le verre précédent s’est effacée et le vin ne présente plus aucun intérêt.

J’ai clairement apprécié l’efficacité de cet outil pourtant fervent défenseur de l’usage de la carafe. J’avais envie de jouer avec, tester chaque niveau d’aération avec le vin proposé pour trouver le niveau parfait d’aération pour mes goûts. C'est immédiat, portable, accessible, simple et ludique. Chacun peut s’amuser à aérer son verre de vin comme il l’entend.

Je me dois de reconnaître quelques petits défauts à cet outil créé par Aveine. La toute première chose qui m’a fait tiquer est son prix. Il faudra tout de même débourser plus de 200 € pour acquérir cet aérateur, un gadget qui n’est pas tout à fait à la portée de tous. Bien entendu, qui dit électronique dit aussi batterie. Donc si votre batterie est vide, vous pouvez laisser votre aérateur au placard et ressortir votre carafe pour aérer votre vin. Enfin, petit détail lié au fait d’avoir testé le prototype, l’aérateur en marche faisait un petit vrombissement qui rappelait le doux bruit d’un vibromasseur en marche et je n’ai pas pu éviter d’esquisser un sourire quand l’aérateur fut allumé pour la première fois.

Je n’ai pu tester cet aérateur que sur un vin et sans l’usage de l’application mobile. Je ne peux donc pas vous donner un avis totalement objectif sur l’efficacité complète de ce produit. J’en ai hâte qu’il soit enfin disponible pour vous en dire plus et le tester sur différents vins pour vérifier la pertinence de l’avis proposé par l’application.

Qu’est -ce que je fais si je ne veux pas débourser une telle somme ?


D’autres solutions pour aérer votre vin existent et sont loin d’être mauvaises. Lors de l’aération du vin, les tanins s’effacent pour rendre votre vin plus rond et savoureux. Le vin a donc plus de goût et est plus franc au palais. Le vin mis en contact avec l’oxygène se réveille et libère toute la gamme des saveurs endormies depuis une longue période.

Vous pouvez tout simplement vous renseigner auprès de votre caviste pour savoir combien de temps d’aération votre vin nécessite. Vous n’aurez plus qu’à ouvrir votre bouteille à l’avance et enlever un petit verre de vin -que vous pourrez déguster à l’avance – pour que le niveau de votre précieux liquide arrive au niveau de l’épaule de la bouteille. Ainsi, la surface de contact entre le vin et l’air est plus importante. Vous pouvez aussi prendre votre patience et laisser votre verre de vin respirer 20 minutes avant de le déguster et en profiter pleinement. Pour ces deux méthodes simples, aucun matériel n’est nécessaire et ne vous coûte rien d’autres qu’un peu de patience.


Vous pouvez faire comme moi et beaucoup d’autres et faire l’acquisition d’une carafe à vin. Si votre premier verre de vin vous semble fermé et alcooleux, versez le contenu de votre bouteille dans votre précieuse carafe. Vous êtes impatient et votre vin est jeune ? Vous pouvez accélérer le processus d’aération en remuant votre carafe comme vous pourriez le faire lors d’une dégustation avec votre verre de vin.

Enfin, vous pouvez faire l’acquisition d’un aérateur à vin qui vous coûtera en moyenne une trentaine d’euros. L’aérateur de vin est un accessoire œnologique qui, comme son nom l’indique, accélère l’aération de votre vin. Avec cet accessoire de petite taille, vous pouvez facilement aérer votre vin au verre ou l’utiliser associé à votre carafe. L’usage d’un aérateur équivaut à deux heures d’aération, un temps précieux que vous pouvez gagner en quelques secondes. Si le vin vous semble encore trop peu aéré, vous pouvez aisément le faire une deuxième fois dans votre aérateur. Cependant, vous aurez compris ici tout l’intérêt d’Aveine qui vous permettra d’aérer à l’heure votre verre de vin.

Il vous reste encore quelques jours pour en profiter !


Après une première campagne de financement participatif sur Indiegogo qui servira à financer la production de la première série d’aérateurs, la start-up a décidé de prolonger leur offre pour vous faire profiter d’un aérateur à prix réduit. Jusqu’à ce soir, vous pouvez profiter d’une réduction d’au moins 44% !

Si un doute persiste dans votre esprit, vous pouvez rencontrer l’équipe d’Aveine à la Foire de Paris au stand PIB 011 dans le Hall 1 jusqu'à ce soir ! Un bon moyen de voir de vos propres yeux l’efficacité de cet aérateur plus que prometteur.




Jean-Nicolas Mouretin

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lundi 30 avril 2018

Vos évènements vin à ne pas manquer en Mai 2018

Comme chaque mois, je vous propose une petite sélection des événements autour du vin qu'il ne faut surtout pas louper !




Du 05 au 06 mai : Rhône Éclat, le salon des jeunes vignerons des Côtes du Rhône à Orange




L'événement se déroulera au Théâtre Antique d'Orange, classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO et regroupera une cinquantaine de vignerons et producteurs de terroirs issus de la Vallée du Rhône. Ces professionnels proposeront aux visiteurs de déguster des vins uniques et de constituer leur cave sur des conseils avisés.

Les visiteurs découvriront des vins d'appellations prestigieuses telles que Côte-Rôtie, Crozes-Hermitage, Vacqueyras, Rasteau, Séguret, Châteauneuf-du-Pape ou Visan. Ce lieu de rencontre pour les curieux et passionnés est un moment chaleureux à partager en famille ou entre amis.

L'avis Beaux-Vins : un événement incontournable pour les amoureux des vins du Rhône.

Tarif : 5€ avec un verre de dégustation offert
Lieu : Théatre Antique, rue Madeleine Roch, 84100 Orange
Site web : www.rhone-eclat.fr

Du 05 au 07 mai : Sous les pavés la Vigne à Paris




Pour le 50ème anniversaire de Mai 68, cet événement sera particulièrement révolutionnaire... Plus de 55 manifestants seront présents pour représenter vin, bière, spiritueux, food, etc. Des vignerons venus de la France entière, du Portugal ou encore de l'Italie vous feront découvrir et déguster leurs cuvées uniques.

L'avis Beaux-Vins : S'il y a un événement à ne pas louper ce mois-ci c'est bien celui-ci.

Tarif : 10€ avec un verre de dégustation offert
Lieu : La Bellevilloise, 19-21 rue Boyer, 75020 Paris
Page Facebook : Sous les Pavés la Vigne

Du 19 au 21 mai : Pique-nique chez le Vigneron Indépendant




Pendant le week-end de la Pentecôte, du 19 au 21 mai 2018, les visiteurs sont invités à découvrir le fruit du travail des vignerons dans un ambiance conviviale rythmée par de nombreuses activités liées au vin.

Pour la 8e édition, 400 domaines ouvriront leurs portes, pendant 3 jours et proposeront plus de 1.000 animations telles que dégustations, balades à cheval, en Harley, en Solexn en tracteur, etc. 11 régions viticoles françaises participeront et attendront plus de 40.000 visiteurs.

L'avis Beaux-Vins : Un moment à partager en famille ou entre amis aux pieds des vignes, ça ne se refuse pas !

Lieu : France
Site web : www.vigneron-independant.com

La samedi 26 mai : Jazz in Moulin-à-Vent à Romanèche-Thorins




Au cours d’une après-midi de dégustation, 13 producteurs phares de l’appellation Moulin-à-Vent présenteront leurs vins. À partir de 19h et en co-production avec le Crescent, le Parc du Château ouvre ses portes pour un concert exceptionnel. Quand l’élégance et la complexité des Moulin-à-Vent font écho aux accords profonds du Jazz…

L'avis Beaux-Vins : du jazz, du Beaujolais... Tout est réuni pour passer un bon moment !

Tarif : 7 € pour la dégustation, 20 € pour le concert de Hugh Coltman
Lieu : Château du Moulin-à-Vent, 4, rue des Thorins 71570 Romanèche-Thorins
Site web : Jazz in Moulin-à-Vent


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mardi 24 avril 2018

Accords mets et vins : Quel vin boire avec les asperges ?

Les asperges… N’importe quel amoureux du vin le sait, ce met est une véritable torture quand il s’agit de l’associer à un vin. Il paraît tellement difficile de les accorder que certains vont jusqu’à dire qu’il est impossible de le faire et se refuse de les proposer. Il existe pourtant de bons accords, notamment avec les vins de la Vallée de la Loire.

Beaux-Vins accord met vin asperge printemps


L’asperge est le met printanier par excellence : d’avril à juin pour les asperges blanches et de mai à juin pour les asperges vertes. Avec une saison aussi courte, il ne faut pas hésiter pendant des mois pour choisir le vin qui les sublimera !

Il n’est pas totalement idiot de considérer ce légume comme l’ennemi juré du vin… Avec ses saveurs végétales, racinaires et sa texture fibreuse ; difficile d’imaginer un vin pouvant l’accompagner. Nous nous concentrerons sur les vins blancs parce que les tanins d’un vin rouge feraient ressortir l’amertume et tueraient les arômes les plus subtils de vos asperges. L’idéal est de se concentrer sur les vins blancs, secs et aromatiques, sans être boisés et dotés d’une belle fraîcheur.

Les asperges froides et le vin


Beaux-Vins accord met vin asperge printemps


Qui dit asperge blanche, dit Sauvignon de la Vallée de la Loire


L’asperge blanche pousse sous terre, d’où sa couleur livide. Elle possède un goût délicat et une texture particulièrement moelleuse. Pour accompagner ces asperges, souvent présentées en entrée, il nous faut un vin blanc sans élevage en fût marqué et particulièrement tendu. Le Sauvignon Blanc répond parfaitement à ces attentes avec des notes végétales et une belle fraîcheur qui accompagnera bien ce met. La Vallée de la Loire s’impose d’elle-même avec les vins de Touraine, de Sancerre ou bien de Pouilly-Fumé.

Qui dit asperge violette, dit Muscat sec d’Alsace ou Chenin de la Vallée de la Loire


L’asperge violette n’est autre qu’une asperge blanche qu’on a volontairement laissé sortir de terre avant de la ramasser. La pointe ayant vu la lumière, l’asperge s’est alors naturellement colorée. Elle évolue sur des notes plus fruitées que l’asperge blanche. Pour s’opposer à la pointe d’amertume de ce type d’asperge, on s’oriente naturellement vers un muscat sec d’Alsace ou un chenin de Loire dont les saveurs très fruitées et la tension répondront aux saveurs de l’asperge violette.

Qui dit asperge verte, dit Viognier ou Marsanne de la Vallée du Rhône


Beaux-Vins accord met vin asperge verte printemps


L’asperge verte pousse entièrement à l’air libre et se gorgeant de lumière, cette asperge devient naturellement verte. Cette asperge est clairement la plus tendre et la plus aromatique. Pour accompagner les notes végétales de l’asperge verte, le Viognier d’un Condrieu, idéalement vieux, semble être la solution idéale. Les arômes exubérants de fruits jaunes et de miel, répondent parfaitement à la matière onctueuse et la légère amertume de ces asperges. La Marsanne partageant des traits communs avec notre Viognier – bien que moins exubérante –, elle fonctionnera aussi bien et est plus accessible financièrement.

Les asperges chaudes et le vin


Qui dit asperges chaudes, dit Saint-Joseph de la Vallée du Rhône ou Pessac-Leognan de Bordeaux


Beaux-Vins accord met vin asperge chaude printemps


Je vous le dis tout de suite, pour moi manger des asperges chaudes est un contresens total ! Cependant, je sais qu’on est peu nombreux à ne vouloir les manger que froides donc je vais tout de même vous donner quelques idées de vins pour accompagner vos asperges chaudes.

Servies chaudes, les asperges sont souvent accompagnées d’une viande grasse comme le lard. Cette association appelle des vins plus amples et gras que nos asperges servies froides. Bien qu’un Condrieu soit un choix judicieux, je me dois de vous proposer d’autres vins. Pour rester dans la Vallée du Rhône, vous pouvez sublimer vos asperges chaudes avec un Saint-Joseph, un Crozes-Hermitage ou même un Saint-Peray blanc. Concentré et complexe, le Pessac-Leognan blanc revêt une bouche grasse et fraîche suffisamment équilibrée pour accompagner vos asperges chaudes.

Il faut bien conclure


On pense bien souvent à tort que les asperges ne s’accordent pas avec le vin, mais ce serait s’interdire de magnifiques mariages. Chaudes ou froides, profitez de la saison pour déguster des asperges et essayer plusieurs accords pour trouver celui qui vous convient le plus ! Et vous, quel vin préconisez-vous pour accompagner des asperges ?


Jean-Nicolas Mouretin


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lundi 2 avril 2018

Vos évènements vin à ne pas manquer en Avril 2018

Comme chaque mois, je vous propose une petite sélection des événements autour du vin qu'il ne faut surtout pas louper !





Les 6 et 7 avril : Le Salon des vins d’abbayes à Paris



Pour sa 12e édition, le salon accueille producteurs-propriétaires d’abbayes et chartreuses qui font découvrir leurs dernières cuvées et leur patrimoine œnotouristique préservé. Pour la plupart en bio ou en culture raisonnée, les vins vendus sont tous issus de terroirs historiques cultivés depuis le XIIe siècle. Parcours découverte avec bouteilles et repas à gagner.

Tarif : 5 €
Lieu : 3 bis rue de l'Abbaye, Paris 75006
Site web : www.lesvinsdabbayes.com

Du 7 au 9 avril : RhumFest à Paris




Le RhumFest est devenu en quelques années la référence européenne des salons consacrés au rhum. Cette année encore, le festival se tient au parc floral de Vincennes.

Cette cinquième édition du Rhum Fest Paris propose un voyage aux quatre coins du monde : de l’Amérique à l’Asie en passant par les Caraïbes et l‘Océan indien. Parmi les nouvelles Destinations Rhum, le festival accueillera Les Canaries, le Laos, le Vietnam, la Californie et la Nouvelle Calédonie qui rejoignent la longue liste des pays déjà représentés

L'avis Beaux-Vins : une belle occasion pour découvrir ou redécouvrir le monde du rhum ! Pourquoi s'en priver ?

Tarif : à partir de 54 €
Lieu : Route de la Pyramide – Bois de Vincennes Entrée par le Pavillon des Cèdres
Site web : www.rhumfestparis.com

Le 7 avril : 2e édition de Champagne Tasting à Paris

Champagne Tasting


Après le succès de la première édition en 2017, Champagne Tasting revient ce printemps à Paris ! Une journée entière ouverte au grand public et 100% dédiée au champagne : une cinquantaine de maisons et vignerons vous donnent rendez-vous à l’hôtel Salomon de Rothschild pour déguster et savourer toute la diversité des terroirs et des styles champenois.

L'avis Beaux-Vins : une cinquantaine de maison présente a cet événement ? Un beau moyen de découvrir les différents styles de Champagne !

Tarif : à partir de 19 €
Hôtel Salomon de Rothschild 11 Rue Berryer, 75008 Paris
Site web : Champagne Tasting

Du 23 au 28 avril : Le Printemps des Beaujolais



Du 23 au 28 avril prochain, se tiendra Le Printemps des Beaujolais, festival de dégustation organisé dans plus de 100 établissements lyonnais (bars à vin, cavistes, restaurateurs...). Ce festival est également mis en place en association avec la Mairie de Lyon et les mairies d'arrondissement dans le cadre du "Mariage des Crus". Chaque arrondissement de Lyon s'est vu attribuer un Cru du Beaujolais.

L'avis Beaux-Vins : un doux mélange entre la fierté d'être lyonnais et la tristesse de ne pouvoir y assister. Alors amis lyonnais, profitez-en pour moi !


Lieu : Lyon
Page Facebook : Le Printemps des Beaujolais


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Jean-Nicolas Mouretin

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mardi 27 mars 2018

Vin : Tableau des millésimes de 1995 à 2017

Ce matin, une idée saugrenue m'est venue à l'esprit. Et si j'allais consulter le premier article que j'ai écrit dans ce blog ? Bon, je ne suis pas encore mégalo donc j'ai plutôt regardé le second — le premier concernait les raisons de la création du blog —. Je suis tombé sur l'article contenant le tableau des millésimes.

J'ai constaté que j'attendais toujours la bouteille de vin que l'on m'avait promise... Mais j'en ai surtout profité pour le rendre plus sympa — il n’était pas folichon...

Qu'est-ce qui a changé ?

  1. Un code couleur pour mieux s'y retrouver
  2. Le millésime 2017 a été ajouté
  3. Une échelle de 1 à 4 — c'est plus lisible 
  4. Un meilleur découpage entre les régions
  5. Possibilité de le télécharger !



La notion de millésime est-elle fiable ?


C'est le moment où je dois être franc ?

Le millésime correspond à l'année de vendange et aux conditions météorologiques de production. Déduire la qualité d'un vin en fonction de ces simples critères est hautement critiquable. Le meilleur moyen de juger un vin est de le goûter.

Le tableau des millésimes n'est qu'un indicateur grossier vous donnant un ordre d'idée de la qualité d'un vin en fonction de son année de production. Il ne faut pas le prendre au pied de la lettre.

Si vous devez retenir au moins une chose, c'est qu'il est communément admis que 2005, 2009 et 2010 sont de très bonnes années, mais il est possible d'avoir de très bonnes surprises sur des années « médiocres ». Seuls les bons producteurs peuvent sortir leur épingle du jeu durant une année difficile. Comme le dit l'adage « il vaut mieux un petit producteur vigoureux, qu'un gros producteur paresseux » surtout quand la météo fait des siennes.

Une dernière précision s'impose. N'oubliez pas le rôle du négociant que je vous présentais dans Les Mariannes du vin.



Jean-Nicolas Mouretin

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lundi 26 mars 2018

Quel est le vin le plus cher du monde ?

Il a de tout temps existé une relation particulière entre l'homme et le vin. Chaque année, le prix des grands crus de légende s'envolent et les records se succèdent. Bien souvent, nous voyons des crus français gagner la guerre des prix. Cette année le record est des plus incroyables...

Quel est le vin le plus cher du monde en 2018 ?



On imagine facilement que des grands noms comme Romanée-Conti, Petrus et autres Yquem puissent dominer le classement des vins les plus chers au monde et pourtant il n'en est rien ! Cette année, c'est un vin américain qui défraie la chronique.

Ce n'est donc ni un vin de l'Ancien Monde, ni un un cru millésimé vieux de plusieurs décennies. Cette année, c'est un Cabernet Sauvignon américain de millésime 2015 et signé Jesse Katz qui a raflé le pactole. Ce jeune vigneron, bien que peu connu en Europe, est une étoile montante du monde du vin. Son vin nommé The Setting a été vendu pour près de 350'000 $ lors de la vente aux enchères lors du “Carnivale du Vin” de la Nouvelle-Orléans. Ce n'est pas moins qu'Emeril Lagasse, Chef américain et vedette de télévision qui a remporté le précieux cru.

Ce Cabernet Sauvignon produit dans le vignoble “Devil Proof Vineyards” de Jesse Katz, situé dans la région viticole d’Alexander Valley (Californie), avait été créé pour Shep Gordon, le manager de Blondie, des Gipsy Kings, du Chef Nobu Matsuhisa ou encore des Pink Floyd. Afin de participer au financement d’un programme d’aide à la nutrition des enfants défavorisés, l'imprésario a souhaité le signer puis le vendre aux enchères.

Quel est le vin le plus cher au monde en 2017 ?




Baptisées « Wine O'Clock », les ventes aux enchères en ligne organisées par le cabiet expert en ventes de vins d'exception Baghera/Wine a encore battu des records. Lors de la dernière vente organisée le 06 juin 2017, le prestigieux domaine de la Romanée-Conti a une nouvelle fois explosé les compteurs. Cette fois-ci, c'est un jéroboam de 1999 qui a été cédé pour 82'800 francs suisses, soit près de 76'300 €.

Cette vente aux enchères mettait à l'honneur la fameuse maison donnant naissance à l'un des meilleurs crus de Bourgogne depuis 1'500 ans. En tout, 55 lots comptant 8 grands crus étaient proposés aux enchères sous le doux nom de « Immaculate DRC ». La vente s'est terminé sur un chiffre d'affaires réalisé de plus d'un million d'euros.

Déjà en février dernier, le domaine avait battu un record avec la vente aux enchères d'un lot de 5 bouteilles du millésime 1999 pour près de 72'000 €.


Michael Ganne, Directeur Exécutif de Baghera/wines précise : « En 13 Wine O’Clock, Baghera/wines a vendu pour près de 3,5 millions de francs de vins sur Internet. La recette du succès ? Une sélection très qualitative de grands vins, une présentation soignée en collections thématiques disponibles sur e-catalogues, une plateforme d’enchères simple d’utilisation et sécurisée. Nous avons aujourd’hui suffisamment de recul pour observer que les usages des collectionneurs de vins prestigieux ont réellement changé : Internet est devenu un canal de vente de grands vins incontournable et plébiscité par les collectionneurs.

Si vous avez gagné au loto, retenez que la prochaine vente « Wine O'Clock » se déroulera en septembre et sera réservée aux grands vins de Bordeaux.

Et pour une bouteille de 75 cl ?




Une bouteille très rare du fameux domaine australien Penfolds a été vendue le 19 juillet 2017 pour près de 35'158 €. Il s’agit là du Penfolds Grange 1951. Ce vin rouge de collection à majorité de Syrah, dont il ne resterait qu'une vingtaine de bouteilles dans le monde.

Nick Stamford, organisateur de la vente aux enchères à Melbourne a déclaré  : « Il est très rare d’atteindre ce genre de somme, mais cette bouteille fait partie de l’histoire du vin australien [...] Nous pensons que c’est un des vins les plus chers vendus en Australie  ».

Le domaine Penfolds, produit du vin depuis 1844. Il est connu pour son Grange qui avait été créé en 1951 par le viticulteur Max Schubert qui avait auparavant étudié comment se vinifiait les Bordeaux. Le premier millésime officiellement commercialisé avait été le 1952. Le millésime 1951 avait été offert aux amis et membres de la famille des propriétaires du groupe, raison pour laquelle notre vin a pu être vendu à un montant si élevé.

Depuis ses débuts, le Penfolds Grange a été plusieurs fois distingué. Le millésime 1990 avait reçu la distinction en 1995 « vin de l’année » par la revue « Wine Spectator » qui, pour la première fois, n’attribuait pas ce titre à un vin français ou californien. Le 2008 avait pour sa part reçu de l’influent critique de vin, Robert Parker, la note maximum de 100.

Il est suffisamment rare constater un vin non Bourguignon battre de tels records pour vous en parler ici !



Jean-Nicolas Mouretin


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... Ça se passait en 2015


La surprise de la semaine : le vin le plus cher au monde est un Bourgogne, mais pas un Romanée-Conti. Il s'agit du Richebourg Grand Cru d'Henri Jayer, un vin de la Côte de Nuits qui se négocie à pas moins de 15 195 $, soit 14 254 €.


On va m'accuser de parti pris, mais le premier Bordeaux est à la 18e place derrière un bon nombre de Bourgogne ! Ce vin est sans surprise le Petrus à Pomerol qui se négocie à seulement 2 462 €. La Bourgogne est encore cette année à l'honneur dans ce classement puisqu'elle occupe les trois places du podium et 40 des 50 vins de ce top !

Cette nouvelle nous vient du site Wine-Searcher qui publie chaque année son Top 50 des vins les plus chers au monde. La société, fondée en 1999 et basée en Nouvelle-Zélande, a comparé les prix de 7 283 489 bouteilles de vin, tous millésimes confondus chez 54 876 cavistes, négociants et producteurs dans le monde.


beaux-vin blog actualité vin plus cher 2015

 Henri Jayer, un homme d’exception


Henri Jayer, décédé en 2006, est l'icône de la viticulture bourguignonne. On lui doit cette vérité : « Un grand vin est conçu dans le vignoble, pas dans la cave. ». Il s'est invariablement battu contre l'usage des produits chimiques et a défendu le labour dans les vignes. Il était aussi réputé pour refuser de filtrer ses vins et recourait systématiquement à l'éraflage des raisins [l'action d'enlever la petite tige verte de la grappe de raisin avant la macération]. En Bourgogne comme ailleurs, beaucoup de vignerons n'éraflent pas leurs raisins pour augmenter les tannins de leurs vins, mais au prix d'un goût herbacé. Aussi grand défenseur de la production à faible rendement, il produisait que 3 500 bouteilles par an. 



Deux Champagnes dans le classement


Seulement deux champagnes sont au classement cette année avec Krug Clos d'Ambonnay qui se place 24e avec un prix moyen de 2 059 € et, à la 32e place le Moët et Chandon Dom Pérignon P3 Plénitude brut avec un prix de 1 481 €.

beaux-vin blog actualité vin plus cher 2015

Et les vins étrangers ? 


Les vins étrangers sont aussi présents, puisque deux vignerons allemands se positionnent dans le classement:
  1.  Egon Müller:
    • à la 4e place, le Scharzhofberger Riesling Trockenbeerenauslese à 6 060 €
    • à la 38e place, pour son Eiswein (vin de glace) à 1 358 €
  1. Joh. Jos. Prüm
    • à la 7e place, pour son Wehlener Sonnenuhr Riesling Trockenbeerenauslese* à 4 301 €
    • à la 44e place, pour son Wehlener Sonnenuhr Riesling Beerenauslese** à 1 212 €
On retrouve aussi un vin du « Nouveau monde », un Californien de la Napa Valley qui se hisse au 14e rang : le Screaming Eagle Cabernet Sauvignon à 2 636 €. Avec ce nom là, ça respire bon les États-Unis !

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* Trockenbeerenauslese: raisins particulièrement desséchés et cueillis grain par grain
** Beerenauslese: extrêmement doux, presque liquoreux, issus de raisins sélectionnés à surmaturité, souvent atteints par la pourriture noble, ce qui concentre leur sucre et leur parfum. Comparables aux Sauternes, ils sont évidemment rares et coûteux
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mercredi 21 mars 2018

Pourquoi y a-t-il des sulfites dans le vin et sont-ils dangereux ?

Les sulfites dans le vin… Utilisés depuis que le raisin est vin, ils sont devenus depuis près d’un an un sujet polémique. Désormais, il ne se passe pas un jour sans que quelqu’un me demande un vin sans sulfites et autres pesticides. Bien que l’on soit en droit de demander ce genre de vin, je constate que c’est bien souvent le seul critère de choix – ça arrive aussi souvent avec le vin bio –. Résultat, je me retrouve à énumérer tous les vins sans sulfites que je peux proposer, quel que soit le style. Presque systématiquement, la raison de cette demande vient d’une « allergie aux sulfites » …

Jean-Michel Quinoa, je sais… tu es allergique au gluten, au lactose et aux sulfites.

Beaux-Vins sulfites vin danger


Qu’est-ce que les sulfites et à quoi servent-ils ?


Depuis 2005, nous retrouvons sur nos bouteilles de vin la mention légale « Contient des sulfites ». Le vin contient principalement de l’eau, de l’alcool, des acides et des centaines de composés en plus ou moins grandes quantités. Grâce à cette composition, le vin n’est pas sensible aux risques microbiens majeurs comme les laitages peuvent l’être.

Bien que vous ne fassiez jamais une intoxication alimentaire bactérienne à cause d’un verre de vin, votre précieux nectar est très sensible à certains micro-organismes et transformations. Ces risques sont la hantise des viticulteurs et amoureux du vin. Car un vin « attaqué va devenir un produit quelque peu différent, bien connu en cuisine, plus couramment appelé vinaigre. Vous vous en doutez, le vinaigre n’est pas la meilleure boisson pour accompagner votre repas… Et c’est là tout l’enjeu des sulfites : un vin qui évolue naturellement deviendra, tôt ou tard, imbuvable et bon qu’à déglacer la sauce.

Quel est l’intérêt des sulfites dans le vin ?


Dans la technique, cet additif est utilisé pour ses propriétés antiseptiques, antioxydantes et antioxydasiques. En d’autres termes, les sulfites empêchent les « méchants micro-organismes » de faire du vinaigre de vin, tout en laissant les « gentils micro-organismes » faire leur travail : transformer le raisin en vin.

Beaux-Vins vin sulfites danger contient


Ce qu’on nomme couramment sulfite porte différents noms : le soufre, le SO2, le dioxyde de soufre, l’anhydride sulfureux, l’acide sulfureux ou encore le bisulfite ou métabisulfite de potassium. Je sais que ça peut effrayer, mais le mot chien n’a jamais mordu personne.

Le souffre, qui est un produit naturel et qui peut donc être utilisé dans les vins bios, possède plusieurs propriétés intéressantes. L’un des facteurs essentiels à l’élaboration du vin est l’oxygène. Souvent recherché pendant l’élevage, il est cependant un ennemi redoutable après la vendange, pendant les phases de débourbage et de soutirage, et avant la mise en bouteille ; le soufre est alors utilisé pour « consommer » l’oxygène indésirable :


  • Après les vendanges : on sulfite les raisins pour éviter une oxydation.
  • Au débourbage : suite au pressurage, on sulfite pour clarifier le jus en éliminant les particules indésirables. Souvent, le moût est mis au repos pendant 12 à 24 h de façon à ce que les débris tombent au fond de la cuve. Il ne faut surtout pas que la fermentation démarre pendant cette période, car elle pourrait gêner la sédimentation.
  • Pendant la fermentation : l’apport de sulfite à cette étape permet de tuer les levures indésirables ainsi que les bactéries responsables de la piqûre acétique, tout en laissant travailler les levures indispensables à la fermentation du moût.
  • Une fois les fermentations terminées : le soufre permet d’éliminer les germes pouvant entraîner une reprise de la fermentation, et protège le vin de l’oxydation lors des transferts de cuves par soutirages successifs jusqu’à la mise en bouteilles.

Il faut bien comprendre que le SO2 est un intrant essentiel dans le vin, puisqu'à l'heure actuelle aucun additif œnologique ne peut se subsister complètement à son usage.

Quelle est la réglementation de l’emploi des sulfites ?


Autorisé jusqu’à des doses de 450mg/l en 1926, l’usage du souffre est beaucoup plus maîtrisé et les seuils en vigueur sont de :

  • Entre 150 et 200 mg/l pour les rouges,
  • Entre 200 et 250 mg/l pour les blancs et les rosés, 300 mg/l pour les blancs de certaines AOC et 400mg/l pour les vins blancs liquoreux type Sauternes, Coteaux-du-Layon, etc.
  • Entre 185 à 235mg/l pour les vins mousseux.

Pour les vins issus de l’agriculture biologiques, les teneurs maximales autorisées sont de :

sulfites vins teneurs maximales demeter
SO2 max autorisé en Agriculture Bio et Demeter. (Source : Demeter.fr)

Un vin travaillé sans ajout de soufre pendant la vinification est dit « sans soufre ajouté » et vous verrez toujours la mention légale « contient des sulfites », obligatoire dès que la teneur en SO2 est supérieure à 10mg/l, car les levures produisent naturellement du SO2 dans le vin à hauteur d’environ 30mg/l. Ces vins dits « sans soufre ajouté » présentent le risque de contracter les maladies du vin contre lesquelles l’homme a cherché à lutter pendant des siècles !

Depuis combien de temps utilise-t-on des sulfites dans le vin ?


Durant l’Empire Romain, la viticulture a connu un développement considérable. La consommation quotidienne de vin s’accentue et entraîne une demande croissante de ce précieux nectar dont l’apogée était estimé au bout de 10 à 20 ans d’âge minimum. Le transport et le vieillissement prolongé soulèvent très tôt la question de leur conservation.

Pour Pline l’Ancien, les vins qui peuvent se conserver sans qu’on n’ait rien ajouté au moût sont les meilleurs, ce qui est presque impossible quand on connaît la propension du moût de raisin à vouloir se transformer en vinaigre… L’Homme a tout essayé pour empêcher le vin de devenir aigre : on y ajoutait de la résine crue, on essaya aussi la poix (résine cuite), ou encore du moût réduit par ébullition ainsi que des aromates, parfois même de l’eau de mer… Mais aucune de ces méthodes n’était miraculeuse.


vin sulfites histoire origine


L’usage du soufre n’est pas récent. Dans son traité De Re Rustica, Caton (entre 243 av. J.-C. et 149 av. J.-C.) explique qu’il faut prendre soin des futailles et préconise de fermer les fentes avec du lut, un enduit qui se compose d’une livre de cire, d’une livre de résine, et deux fois moins de soufre. Il y évoque aussi un « moyen de soustraire la vigne aux ravages du ver coquin, en pulvérisant un mélange contenant, entre autres, « un tiers de bitume, et un quart de soufre ». Par contre, comprenant certainement mal les principes de la fermentation, le soufre n’était pas encore employé pendant la vinification.

Ce n’est qu’au 18e siècle qu’on observe véritablement les facteurs de dégénération du vin et l’usage positif du soufre. Nicolas Bidet, sommelier de la reine Marie-Antoinette, explique dans son « Traité sur la nature et sur la culture de la vigne, sur le vin, la façon de le faire et la manière de bien gouverner. À l’usage des différents vignobles du Royaume de France » de 1752, que « que le grand air corrompt et diminue la qualité du vin » et que les vins « mis en cave acquièrent une qualité bien supérieure à celle qu’ils avaient auparavant ». Il explique que « l’usage de faire couler dans le tonneau un petit bout de mèche » lors du premier tirage au clair (étape de clarification/filtration du vin) évite que le vin s’évente.

En 1807, Jean-Louis Chaptal observe que la teneur en sucre du moût influe sur la qualité du vin. Plus le raisin est concentré en sucre, plus la fermentation se déroule correctement, et mieux le vin se conserve dans le temps. En cas de mauvaise année, il préconise dans son livre « L’art de faire le vin » d’ajouter du sucre dans le moût, expliquant que « l’addition de sucre a le double avantage d’augmenter considérablement la spirituosité du vin, et de prévenir la dégénération acide à laquelle les vins faibles sont sujets ». Il y décrit également la technique de soufrage des moûts pratiquée à cette époque : « on met le moût dans des tonneaux qu’on remplit au quart ; on brûle plusieurs mèches dessus, on met le bouchon, et on agite fortement le tonneau jusqu’à ce qu’il ne s’échappe plus de gaz par le bondon lorsqu’on l’ouvre ». Ce moût fortement soufré et appelé « vin muet », car incapable de fermenter, est alors ajouté au vin final à raison de deux ou trois bouteilles par tonneau.

Les méthodes de vinification font un véritable bond en avant grâce à Pasteur avec l’entrée de la science dans le monde de l’œnologie. Voyant que les maladies du vin étaient mauvaises pour son commerce, Napoléon III demanda à Louis Pasteur de trouver un « remède ». C’est ainsi que furent découverts les mécanismes précis de la fermentation du vin. Originaire du Jura, Pasteur observa des vins élevés sous voile. Il y découvrit que ce dernier était composé « de mycoderma vini très pur », mais qu’au contraire, « et sans aucune exception, les fleurs étaient un mélange de mycoderma vini et de mycoderma aceti lorsque le vin tournait à l’acide ». Pasteur venait d’identifier un micro-organisme que l’on connaît sous le nom de « bactérie acétique » responsable de la transformation du vin en vinaigre.

pasteur timbre sulfites vin


En parallèle, Pasteur étudie aussi la maladie de la pousse. Cette dernière se caractérise par la présence accidentelle de gaz carbonique dans un vin qui ne doit pas en contenir. Le vin est trouble, devient légèrement perlant et fade. Il découvre la présence d’un ferment très différent de la levure alcoolique du vin. Cette maladie oubliée est due à la présence de bactéries lactiques qui décomposent l’acide tartrique en produisant de l’acide acétique et du gaz. Elles sont aussi responsables d’autres problèmes : augmentation de la viscosité du vin, amertume.

Pasteur conclut donc que « les maladies du vin sont corrélatives de la multiplication de végétations parasites, et qu’en l’absence de ces cryptogames le vin vieillit sans altération ». Pour éviter les procédés de soufrage connus de l’époque, Pasteur propose de chauffer le vin à une température de plus de 50°C : le concept de pasteurisation était né. Cependant, cette méthode était trop brutale pour le vin et donc peu intéressante.

C’est finalement bien plus tard, qu’on put employer le SO2 sous forme de gaz liquide, de solution aqueuse, ou de comprimés effervescents. Ce qui permet aujourd’hui un dosage et un contrôle plus précis.

Les sulfites sont-ils dangereux pour la santé ?


quantité sulfite vin aliments


Maintenant que vous savez presque tout sur le sulfite, je sens que cette question vous brûle les lèvres : dois-je me méfier des sulfites dans le vin ? Suis-je allergique et mes bras vont tomber comme j’ai pu le lire sur doctissimo ? Jean-Michel Quinoa a-t-il raison de me dire que je vais mourir à cause des sulfites dans le vin ?

Aujourd’hui, les sulfites sont utilisés dans différents produits et pourtant j’ai l’impression que le vin est le seul produit à véritablement en pâtir… Il ne faut pas oublier qu’ils sont aussi utilisés comme conservateurs dans les fruits séchés et les viandes.

En réalité, la transformation du raisin en vin produit naturellement du dioxyde de soufre, mais il est nécessaire d’en ajouter pour atteindre une concentration optimale. On a observé quelques cas d’intolérance aux sulfites chez les asthmatiques. Pour rappel, les sulfites servent de conservateurs. Ils servent de leur à oxygène : au lieu de venir oxyder le vin, l’oxygène va venir oxyder le sulfite. Pour les personnes immunodéprimées ou avec une gêne respiratoire. Comme le soufre est un piège à oxygène, ils vont avoir un peu plus de mal que les autres à respirer causant ainsi des maux de tête rougeurs, éternuements, etc.

On estime qu’entre 3 et 10 % des asthmatiques peuvent avoir des réactions liées à la présence des sulfites. Cela signifie que moins de 1 % de la population peut se dire en toute honnêteté intolérante aux sulfites. À titre de comparaison, vous avez autant de chance d’être schizophrène ou de souffrir d'épilepsie…

Pour voir si ton ami Jean-Michel Quinoa est véritablement intolérant aux sulfites, il suffit de lui faire manger une poignée de fruits secs et d’attendre de voir s’il se roule par terre. Alors que nos vins modernes oscillent entre 20 et 200 PPM, la poignée de fruits secs que vous venez de lui tendre contient entre 500 et 3 000 PPM ! Les plats industriels sont aussi des nids à sulfites puisqu'il suffit de constater que beaucoup d'entre eux contiennent un des conservateurs allant de E220 à E228 – ce qui équivaut aux sulfites –.

Bien souvent, on accuse à tort les sulfites, mais l’hypothèse la plus probable désigne plutôt des coupables. On pense surtout à l’histamine présente dans la peau du raisin. Cette substance naturelle, qui est un dérivé de l’ammoniaque, a la fâcheuse tendance à dilater les vaisseaux sanguins.



Jean-Nicolas Mouretin


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lundi 29 janvier 2018

Vin « T’as vu ma belle médaille ? »

Il était une fois, une personne errant comme un zombie dans The Walking Dead dans le rayon « vins » d’une grande surface. Cette personne, c’est vous… Vous avez été invité par des amis et vous n’avez aucune idée du vin que vous devez prendre. Soudain, votre œil est ébloui par une lumière vive. Par réflexe, vous vous frottez les yeux comme pour vous assurer que vous n’êtes pas en train de rêver. Cette lueur dans la nuit des bouteilles, juste là devant vous, n’est pas une hallucination… C’est une médaille dorée. Comme un phare au milieu de la brume, ce macaron vous fait dire « Si ce vin a reçu une médaille, il est forcément bon ! »

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Tout content de votre pépite vineuse, vous vous empressez de vous rendre chez vos amis. Soudain, une question vous frappe l’esprit « Ai-je fait le bon choix en prenant un vin médaillé ? ». Cette question a le mérite d’être posée ! Voici quelques explications et expériences notables pour vous faire votre idée.

Les concours, un business juteux


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Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, il est important de rappeler que les concours de vins sont loin d’être des entreprises philanthropiques. La plupart des concours ont un modèle plutôt simple. Le vigneron inscrit une ou plusieurs de ses cuvées. Il doit alors s’acquitter d’un droit d’entrée, souvent par cuvée, ainsi que de l’envoi d’échantillons. Sans oublier que si le vin obtient son sésame, le vigneron devra payer pour obtenir un lot d’étiquettes.

– Jean-Michel Rageux calme toi ! Je sais que tu connais une association sérieuse à Vierzon-le-Bourbeux où le concours est gratuit – .

Pour écrire cet article, j’ai eu l’occasion de discuter avec une sommelière que nous nommerons Agathe. Agathe rêvait de participer en tant que dégustatrice à ce genre de concours. Elle était enjouée, car elle trouva un concours réservé aux femmes travaillant dans le monde du vin (organisé toutefois par un homme).

– En écrivant ça, l’idée me vient de créer un concours hoministe pour voir combien de temps mettra une association féministe pour me tomber dessus avec un procès… – .

À son retour Agathe était déçue… Pourquoi me demanderez-vous? Elle avait appris que pour participer au concours, le vigneron devait s’acquitter d’un droit d’entrée de 112,50 € par vin proposé. Puis, si le vin était récompensé, il devait payer 75 € (prix dégressif en fonction de la quantité) et les frais de port pour apposer ses médailles. Sachant que cet évènement rassemble 4'550 vins, cette opération permet de se faire un peu d’argent.

Ce business est tellement juteux que le nombre de concours a explosé. Alors qu’en 2013, la DGCCRF ne certifiait que six événements, ils sont plus de 130 en 2016. Bernard Delaye, le président du concours de Mâcon évoquant même le chiffre faramineux de 200 concours !

De la difficulté de perdre à un concours de vin


Les concours français et le concours mondial de Bruxelles suivent les normes de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). « La somme de toutes les récompenses, attribuées aux échantillons ayant obtenu les meilleurs résultats, ne doit pas dépasser 30 % du total des échantillons présentés au concours. » Compter une chance sur deux d’obtenir une médaille au concours anglo-saxon International Wine Challenge, entre 67 et 71 % pour le concours Decanter et près de deux chances sur trois pour The Drink Business.

Autant mettre des mots simples sur un long discours : même avec la meilleure volonté du monde, il est plus difficile de ne pas obtenir de médaille que l’inverse. Ces concours ressemblent plus au cross organisé par votre village natal qu’aux Jeux olympiques…

Il faut aussi bien comprendre que le système est un peu biaisé, car fonctionnant par quotas : un nombre de médailles sont à décerner, quel que soit le nombre de participants. Le concours de Gilbert et Gaillard, par exemple, récompense 25 – 30 % des échantillons. Résultat, ce n’est pas forcément parce que le vin est bon qu’il a une médaille, mais plutôt parce qu’il était moins mauvais que les autres…

Dites « bonjour Standardisation »


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Les vins primés lors de concours sont souvent des vins provenant de grandes structures produisant de grandes quantités de vins : négoces et caves coopératives en tête. Ce sont des vins dédiés à la grande distribution, là où le consommateur n’a pas de conseils et où il est important d’attirer le regard du consommateur. On retrouve rarement un grand cru ou un petit vin avec de la personnalité ayant une médaille collée sur la bouteille. De plus, on peut constater que les vins médaillés coûtent en moyenne entre 3 et 15 € (la tranche parfaite pour le consommateur).

Les médailles décernées par des dégustateurs de renoms ne sont pas en restes ; l’effet Parker en est le meilleur exemple. En voulant faciliter l’accès des vins bordelais aux Américains, Robert Parker a créé un empire autour de ses notes sur 100 points. À tel point que bon nombre de vignerons ont changé radicalement le style de leur vin pour qu’il colle aux goûts de Robert Parker.

Le mensonge de la dégustation aux concours


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Pour perdurer, un concours se doit d’avoir une bonne image auprès… des vignerons. C’est eux qui payent pour obtenir une médaille. Donc le concours se doit de récompenser les participants pour qu’ils reviennent.

Une autre personne contactée dans le cadre de cet article, que l’on nommera Franck, a lui aussi participé à un concours prestigieux. Fils de vigneron, il était aisé pour Franck d’y participer. Bien que les vins soient dégustés à l’aveugle, il eut une conversation avec un membre du jury quelques minutes avant la dégustation. Il lui annonça qu’il serait bon de bien noter les vins Nº 4 et Nº 7… C’est le principe du bon deal entre amis. Cette année, on récompense les vins d’un vigneron puis l’année suivante d’un autre et tout le monde est gagnant à la fin… sauf le consommateur.

Durant mes recherches, j’ai aussi constaté que des voix s’élevaient contre de possibles fraudes. C’est le cas par exemple d’un vigneron ayant envoyé des échantillons pour un concours pour lequel il avait reçu des médailles… avant de découvrir plus tard par la poste que ses échantillons n’étaient jamais arrivé à destination.

En 2016, le château de Corbiac a fait annuler les résultats du palmarès 2014. « Le résultat du 123 ème Concours Général Agricole des vins de Pécharmant, publié le 22 février 2014, a été pris à la suite d’une procédure irrégulière et doit être annulé » tranche le Tribunal Administratif de Bordeaux, dans un arrêt rendu ce 30 novembre. Les plaignants mettent en cause l’impartialité du jury ayant réalisé la présélection régionale de l’appellation Pécharmant en 2014. Etape qui a recalé les deux échantillons du Château de Corbiac inscrits fin 2013, qui n’ont donc pu concourir à la finale parisienne. Le domaine dénonçait les irrégularités dans la constitution des six membres du jury des Pécharmant. En effet, parmi les membres du jury se trouvaient deux vignerons et un œnologue-conseil de l’appellation.

Le bronze c’est pour les perdants


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Avec le temps, les concours se sont rendu compte que la médaille de bronze était plus dévalorisante qu’autre chose. Les consommateurs préfèrent l’or, l’argent ou pas de médaille plutôt que le bronze. Certains concours ont tout simplement supprimé la médaille de bronze. Pour ne pas réduire le nombre de médailles décernées, il a fallu trouver une parade. Ils ont donc inventé une catégorie plus élevée que l’or. Une sorte de « super » catégorie qui prend selon les concours différentes dénominations : grande médaille d’or ou prix d’excellence. Ainsi, par un habillement glissement de catégorie, on garde trois niveaux de hiérarchie dont le dernier niveau reste valorisant pour le consommateur.

Un vin médaillé est-il meilleur ?


Certains vignerons ont bien compris l’intérêt de ces petits macarons : ils font vendre 20 à 25 % de plus. Et surtout dans la grande distribution où l’offre est pléthorique et où le consommateur est souvent un peu perdu. D’ailleurs, vous pouvez le tester vous-même : allez choisir votre vin chez des cavistes, vous vous apercevrez rapidement que peu de vins médaillés sont proposés.

Pour vérifier si un vin médaillé est meilleur qu'un vin non médaillé durant le concours général agricole, « 60 millions de consommateurs » a fait déguster à l'aveugle par un jury d'experts : 16 rieslings et 14 Saumur-Champigny médaillés lors de l’édition 2015 avec des non médaillés de même millésime (2014). Les résultats sont mitigés : les vins médaillés dans les deux catégories n’ont pas été jugés meilleurs que les vins non estampillés. Mieux encore, 2 rieslings médaille d’or se retrouvent même aux dernières places.


Jean-Nicolas Mouretin

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